Mais nous ne traiterons que la résultante d’un déficit de force dans l’ensemble du membre inférieur gauche car il est très probable que vous n’ayez pas totalement récupéré cette force globale depuis la chirurgie. Pour mieux évaluer ce déficit, il serait intéressant de faire un bilan isocinétique comparatif des fléchisseurs et extenseurs de genou et, si possible de la cheville. Cet examen est réalisé dans les centres de médecine du sport, les centres de rééducation et chez certains kinésithérapeutes. Il permet de montrer l’importance du déficit de force entre le membre inférieur gauche et le membre inférieur droit. Il permet aussi de mieux orienter le renforcement musculaire du coté le plus faible, renforcement qui se fera ensuite chez le kinésithérapeute.
– Choix des chaussures : pour la randonnée en moyenne montagne tu laisse le choix entre des chaussures à tige haute et à tige basse. Pour la plupart des randonneur « du dimanche », qui n’ont pas l’entrainement et la musculature développés je conseil les tiges hautes. Elles tiennent la cheville et ainsi limitent les foulures et autre. La plupart des chaussure de bonne façon ont la possibilité d’avoir un serrage différent pour le pied et la cheville ce qui permet en particulier d’éviter aux orteils de buter sur la chaussure et comme le dit Cathy de Provence, l’enfer des descentes. Et par la suite la douleur des ongles noirs.
Au cas ou les douleurs ne disparaitraient pas avec la rééducation, il serait temps d’envisager une échographie des deux tendons d’Achille pour localiser la tendinopathie. S’agit’il d’une tendinopathie du corps du tendon ou bien d’une enthésopathie à l’insertion du tendon sur le calcaneum ? Cette différentiation est importante car le pronostic et les traitements sont différents selon la localisation.
Il est très possible de se déclencher une tendinopathie en augmentant de manière importante le temps de marche quotidien, notamment en marchant avec des chaussures qui ne sont pas faites pour aligner les kilomètres. Il est donc très probable que le fait de marcher beaucoup plus pendant trois semaines pour aller à l’hôpital vous ait déclenché une véritable tendinopathie à l’insertion du tendon sur le calcanéum.
Il n’y a pas de secret : pour être à l’aise dans une paire de chaussures à talons, il faut mettre le prix. Oubliez les matières synthétiques qui font transpirer et optez pour du cuir souple, de préférence, qui se fait plus facilement à la forme de vos pieds. Veillez également au contrefort (l’arrière de la chaussure) : il doit être souple pour éviter les ampoules.
D'autres caractéristiques de la chaussure à talon jouent un rôle dans son confort. La semelle a également son importance : une semelle épaisse est plus confortable qu'une semelle fine car elle amortit davantage les chocs. Aussi, les semelles en matériaux plus souples (gomme, corde, liège, caoutchouc...) ménageront votre voûte plantaire et vous permettront ainsi de mieux supporter vos chaussures au fil de la journée.

Le fait que vous déclenchez et retrouvez la douleur à la pression avec votre doigt n’est pas un signe suffisant pour dire que votre tendon souffre encore et que la reprise de la course à pied est absolument interdite. Il me parait par contre important de faire un bilan échographique qui précisera l’importance de la tendinopathie d’insertion et éliminera une éventuelle bursite, c’est-à-dire l’inflammation d’une petite bourse liquidienne qui permet le glissement du tendon sur le calcanéum. En effet, en cas de bursite, les ondes de choc ne sont pas indiquées et peuvent même entretenir la douleur.
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